numéro 196

Au sommaire du numéro octobre-novembre 2004

 Evénement

 Que se passe-t-il en Normandie ?

  • À Travers la Presse Anglo-Saxonne
    John Kerry, " Marathon Man "
  • Le Grain de Sel d'Albert du Roy " Suspense étoilé "
    Will we thank our lucky stars?
  • Élections sénatoriales
    Deux jeunes femmes font leur entrée au Sénat en Seine-Maritime
  • le " Coup de gueule " d'Anne Carpentier
    " Au secours, monsieur le juge ! "
  • Formation
    La Rentrée à l'Eicar : à Cherbourg, le Centre international des métiers artistiques et techniques de l'image et du son (CIMATIS), créé par l'Eicar, fête sa première année.

 Economie

  • Exclusif : Roland, Merci pour ta Carte à Puce
    Il y a vingt ans, Roland Moreno présentait à Caen sa carte à puce.
    Rencontre avec l'inventeur dans son entreprise, Innovatron à Paris.
    Smart work
  • Jean-Dominique Wagret, délégué régional de Renault
    La Logan sera vendue en France.
  • Normandie Métropole face au défi de la Datar
    Si la Normandie sait rassembler villes et agglomérations de Caen, Rouen et Le Havre, elle peut gagner le jackpot.

 La vie en rose

  • Philippe Duron, Président du Conseil régional de Basse-Normandie
    Rencontre avec le nouveau président socialiste de la Région Basse-Normandie

 La vie en bleu

  • Anne d'Ornano, présidente du Conseil général du Calvados
    " Ce qui m'énerve le plus dans la politique, c'est la politique "
  • Philippe Augier, Maire de Deauville
    " Le combat continue "

 Magazine

  • L'Été est fini, Vive le Printemps !
    Avec la venue de l'hiver, les bulbes attendent d'être plantés
    Blooming marvellous
  • Les Bonheurs de Sophie
    En pays d'Auge, un coin de paradis
  • Palerme la Normande
    Au XIe siècle, les Normands ont créé une brillante civilisation en Sicile
    A long, long way from home

 Art de vivre

  • Expos, rendez-vous
    Claude Quiesse expose à Caen, les peintres officiels de la Marine à Fécamp…
  • " Histoires Naturelles " par Alain Hervé
    " De la pluie "
  • La Page des Enseignants (Traduc Pursuit)
  • C'est à Lire
  • L'Estampille et le Marteau
  • Les Potins des Fourneaux

 Humour

  • Encore un coup de Trafalgar

Edito

Lettre ouverte à Lord Sterling, président de P&O

Monsieur le président,

Ainsi, votre célèbre compagnie maritime, P&O, disparaît des ports de Cherbourg, Caen et Le Havre. Sur la pointe
des pieds, sans même en avertir les responsables des ports, et en prévenant le personnel à la dernière minute. Vous nous avez donné encore une fois une grande leçon de fair-play. À Dieppe, dans les années 1990, souvenez-vous, vous avez fait de même  : du jour au lendemain
P&O a disparu alors que les collectivités territoriales avaient dépensé plus de 220 millions de francs pour moderniser le port.
De même, souvenez-vous encore, vous aviez cassé les prix sur le transmanche en offrant des traversées à une livre sterling  : cela ne payait même pas les taxes portuaires. Mais vous vouliez, c'est vrai, la peau de Brittany Ferries. Ah oui, cette compagnie bretonne qui a créé de toutes pièces dans les années 1970 un port à Roscoff pour commercer avec la Grande-Bretagne. Une compagnie que vous accusiez régulièrement d'être subventionnée. C'est vrai, Régions et Départements achètent les bateaux mais les louent à Brittany Ferries qui paie ses loyers et finit par devenir propriétaire des navires. En échange la compagnie réalise une véritable mission de service public et participe à ce qu'on appelle en France l'aménagement du territoire.
En Normandie aussi on a vu des patrons disparaître avec les machines le temps d'un week-end, mais nous sommes nombreux à penser naïvement " qu'il n'y a de richesses que d'hommes ".
Ce doit être stupide.
Bonne retraite, monsieur le président. Vous allez réussir
à couler votre département maritime. Et merci de nous avoir appris tout ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut que l'entreprise reste une aventure humaine.

Avec les compliments de votre dévoué serviteur

Christian Génicot

Open letter to Lord Sterling, Chairman of P&O

Sir,

We were more than a little surprised to learn that P&O, the world-famous shipping line, is pulling out
of Cherbourg, Caen and Le Havre. Tiptoeing away without even informing the port authorities and only telling the staff at the very last minute. So much for British fair play. Then again, maybe we should not have been all that surprised, given that you did exactly the same thing in Dieppe, back in the 'nineties, sneaking off even though the local authorities had spent more than 220 million francs on modernizing the harbour facilities.
Then there was the time you slashed prices on your cross-Channel routes, so that crossings cost just a pound - not even enough to cover the harbour dues, but enough, you hoped, to sink Brittany Ferries. That's the French company which turned Roscoff into a fully-fledged port in the 'seventies in order to start sailings to England. A company which you regularly accused of receiving subsidies. The regional councils do indeed fork out the money needed to purchase new vessels, but Brittany Ferries then buys them from the authorities under leasing agreements. In exchange, the company contributes to the local economy - a genuine public service.
In Normandy, we have also seen company bosses make off with all the machinery from their factories in the space of a weekend, but many of us still naively - stupidly, you would say - maintain that people are our greatest asset.
Satisfied? You have successfully sunk your ferry operations in the Western Channel. And taught us exactly what not to do if we want a company to retain its human dimension.

Your obedient servant,

Christian Génicot

 

Que se passe-t-il en Normandie ?

Le grain de sel d'Albert du Roy : Suspense étoilé

Le 2 novembre prochain, au matin, nous nous sentirons bien frustrés  ! Nous qui avons tant de mal, souvent, à nous intéresser aux élections chez nous, nous aimerions tant participer au choix du président des États-Unis... S'il était élu par les Français, il n'y aurait guère de suspense le 3 au matin  : John Kerry l'emporterait haut la main. Et ce serait le cas dans la quasi-totalité des pays européens, même en
Grande-Bretagne, le plus fidèle soutien de George Bush dans la catastrophique guerre d'Irak. Mais le choix appartient aux citoyens américains, ce qui veut dire que les risques de nous réveiller le 3 avec une douloureuse gueule de bois sont loin d'être nuls...
Jamais le duel quadriennal d'outre-Atlantique n'a soulevé autant de passion dans le monde. Certes, dans l'affrontement Kennedy-Nixon, il y a un tiers de siècle, notre cœur fondait devant le brillant JFK, mais ce choix était plus sentimental que politique. Aujourd'hui, ce n'est pas notre cœur qui dicte notre préférence (Kerry est certes sympathique, mais il ne nous fait pas grimper aux rideaux...), c'est notre raison qui nous fait adhérer au slogan " No more Bush  ! " Tout simplement parce que cet homme est dangereux. Par ce qu'il est, par ce qu'il représente, par ceux qui l'entourent  : un Texan têtu, persuadé qu'il incarne le Bien face aux diables, conseillé par de puissants lobbies mi-religieux, mi-affairistes.
Nous en avons connu, au siècle dernier, des hommes et des idéologies qui prétendaient faire le bonheur de tous, de gré ou de force. L'expérience nous a montré que cela tournait toujours au drame. Mais, dira-t-on, ces drames du xxe siècle étaient le fait de dictateurs, qui avaient pour première préoccupation d'étouffer la voix des citoyens, de transformer les élections en parodies. Les États-Unis n'en sont pas là  ! Ils votent librement. Eh bien, les citoyens américains ont, dans quelques jours, la lourde responsabilité de prouver que la démocratie est lucide et responsable, qu'elle ne se laisse pas manipuler par des apprentis-sorciers.
Croisons les doigts.

Will we thank our lucky Stars ?

Although we often find it hard to muster up any enthusiasm for our own elections, we will surely feel more than a little frustrated on the morning of November 2nd when Americans vote for their new president. If the French were to do so in their place, there would be very little suspense the following day, as John Kerry would win hands down. Indeed, the result would be the same in virtually every European country, including Great Britain, George Bush's staunchest ally in the catastrophic war in Iraq. However, the reality is that it will be up to US citizens to decide, which means we stand a fair chance of waking up on the 3rd with a mega-hangover.
Never before has the quadrennial dual across the pond stirred up such universal passion. In the Kennedy-Nixon clash a third of a century ago, the dazzling JFK may have melted our hearts, but that was a sentimental rather than a political choice. Today, it is not our hearts that are ruling us (Kerry may be a nice guy, but nothing to write home about), but our heads, as we silently repeat the mantra 'No more Bush!'. For George Bush is a dangerous man, because of what he is, what he stands for and the people he listens to - a stubborn Texan convinced that he represents Right in the fight against Evil, swayed by powerful semi-religious, semi-racketeering lobbies.
In the previous century, there was no shortage of individuals and ideologies promising universal human happiness, whether we liked it or not. As we know, it all inevitably went pear-shaped. Of course, some people will retort that these 20th-century tragedies were the work of dictators, whose primary concern was to stifle the voice of the masses, making a mockery of elections. The United States has not fallen that far! Its citizens are free to vote, and in a few days' time, they will have the heavy burden of proving that democracy is about lucidity and responsibility, never allowing itself to be manipulated by sorcerers' apprentices.
Fingers crossed.

 

Economie

Roland, merci pour ta carte à puce

Il y a vingt ans, un inventeur atypique, hors du commun, venait présenter à Caen son invention qui s'appelait " carte à puce ". Quelques-uns ont souri de ce professeur Tournesol mais aujourd'hui chacun d'entre nous a dans son portefeuille quelque chose de Roland Moreno, le fondateur d'Innovatron.

" Mon principal sujet de fierté, c'est d'avoir mon nom dans Le Petit Larousse, dont on ne sort pas " avoue Roland Moreno. " J'ai trois lignes, mais je les ai  ! Quant au Robert, qui avait gardé la même définition depuis 1995 ("Roland Moreno est l'inventeur de la carte à puce"), il l'a modifiée l'an dernier. C'est maintenant  : "On lui doit la carte à puce". J'ai apprécié la nuance. Je suis même répertorié dans un site américain, chapitre " histoire de France " !

Oui, celui qui a rendu à certaines inventions leurs véritables auteurs français. Il cite comme inventeur de la carte à puce Roland Moreno et non pas Bill Gates, comme beaucoup le croient.
- Oui, je suis constamment en compagnie de Bill Gates  ! Nous sommes deux personnages visibles, lui parce qu'il a créé Microsoft, moi, parce que si vous arrêtez n'importe quelle personne dans la rue et si vous lui faites les poches, cette personne a sur elle deux choses qui m'appartiennent  : sa carte bancaire et la carte Sim de son téléphone portable, plus éventuellement une carte téléphonique et une carte Vitale. C'est pour moi une sensation très marrante.

Votre dernière trouvaille  ?
- Les "Célimènes", ma dernière invention, n'a qu'un an (1). Elle consiste à plaquer sur de la musique de Bach de grands textes  : des poèmes de Baudelaire, des paroles de chansons... C'est spectaculaire parce que le texte enregistré n'a pas été chanté mais lu. C'est le logiciel qui ensuite prend chaque syllabe et la place sur une des notes du morceau. À la base, les fichiers MIDI que l'on trouve sur internet, ils contiennent non pas les sons mais les notes. On peut les orchestrer comme on veut, changer le tempo, transposer d'un-demi ton, ajouter des instruments... J'ai sur mon Macintosh de nombreuses pièces de Bach que j'ai réarrangées. J'écris de la musique sans être musicien.

En 1982, votre carte à puce a été lancée à Caen. Un grand moment pour vous  ?
- Oui, un immense moment puisque ma société a été créée en 1974. J'ai eu du succès tout de suite auprès des banquiers, mais les choses n'ont pris tournure que huit ans plus tard. Huit ans, c'est l'infini  ! Si l'on m'avait dit, à l'époque, que les choses se concrétiseraient en 1982, je me serais enfui à toutes jambes, j'aurais rejoint la presse  !

Mais aujourd'hui Philips à Caen est en train de fléchir, voire de licencier. Ce sont les Asiatiques qui vont nous prendre ce marché  ?
- Rassurez-vous, le leader numéro un, Schlumberger, lui aussi, se désengage  ! Il a vendu sa branche. Ils ont tous la même chanson à la bouche, ça m'énerve  : "Nous voulons nous recentrer sur notre cœur de métier". Ils ont chacun un cœur de métier dans lequel la carte à puce ne figure jamais. Et même s'ils gagnent beaucoup d'argent avec elle, ils s'en séparent. Ils vendent une activité florissante.

Pourquoi  ?
- Si l'on additionne toutes les utilisations possibles de la carte à puce (y compris celle qui sert au décodage de Canal +) on arrivera à dix, mais pas à cent. Ce n'est pas forcément l'Asie qui va récupérer ce secteur car ce n'est pas une activité à forte main-d'œuvre. C'est près d'Aix-en-Provence, à Rousset, chez ST-Microélectronics (Thomson), que l'essentiel des puces est produit, pour la carte bancaire et pour la carte téléphone. L'autre pôle, c'est Siemens à Munich. Les étrangers nous envient ce socle industriel qui les passionne. Prenez l'exemple du métro, et surtout du bus  : il y a des dizaines de villes françaises, dont Paris, où l'on paie par carte à puce, sans contact. On montre simplement la carte à un terminal. C'est ce qui occupe actuellement Innovatron.

Votre invention a créé combien d'emplois  ?
- La carte a puce a créé une très importante quantité d'emplois. Rien qu'en France, c'est de l'ordre de 30 000 en région PACA puisque la carte à puce est réalisée près de Marseille. ST a supprimé des emplois à Rennes mais les cartes bancaires françaises ne pourraient pas être équipées de puces faites à Singapour ou à Taiwan  : pour des raisons réglementaires, la puce doit être absolument traçable. "

(1) Les " Célimènes " sont à écouter sur le site rolandmoreno.com

Smart work

The carte à puce, a diminutive rectangle of plastic bearing a tiny golden mandala of integrated circuits, has been a familiar sight in France for well nigh two decades, and although its English equivalent, the smart card, was slow to make an impact across the Channel, today it would be difficult to find anyone who does not possess one in some form, the most ubiquitous being the phonecard and, in France, the credit card and the Carte Vitale - the compulsory health insurance card which may one day hold all our medical files. Its inventor, Roland Moreno (NOT Bill Gates), now features in the Robert dictionary of proper nouns.

His latest brainwave is 'Célimène', a system which superimposes great literary texts onto pieces of music, such as a Bach's Goldberg Variations. The texts are read, not sung, and it is the computer which matches each syllable to a different note of the piece. Intrigued? Then visit the Website rolandmoreno.com and have a listen! All the texts are displayed on the screen while the music being played.

Roland Moreno had founded Innovatron, a company with a mission 'to sell ideas', in 1974, but although his smart card idea immediately appealed to banks, as it meant that cash could be replaced by an inviolable electronic purse, it took eight years for it to get off the ground, as the manufacturers were only interested in highly ambitious - and expensive - schemes. It was in 1982 that Caen's former deputy, Louis Mexandeau, eventually persuaded the local Philips factory to act as a pilot site.
Despite the ubiquity of the smart card and the fact that it has created no fewer than 30,000 jobs near Aix-en-Provence in the South of France, one of Europe's two main production sites, along with Siemens in Munich, its manufacturers are now selling off their card production divisions to concentrate on their 'core businesses'. For once, this does not necessarily mean that they will now be relocated to Southeast Asia, as regulations stipulate that cards used by French banks must be totally traceable.

www.rolandmoreno.com

 

Magazine

Les bonheurs de Sophie

Si fabricant de bonheur était une profession, Sophie et Jacky Dudemaine, installés dans le pays d'Auge, pourraient l'inscrire sur leur carte de visite. Si vous avez besoin de vous ressourcer tout en apprenant à faire de bons petits plats, la Maison de Sophie vous accueille dans ses ateliers gourmands pour une journée ou pour un week-end.

Quelle énergie, quel enthousiasme chez les Dudemaine  ! Présentations  : Sophie est tombée dans la gastronomie lorsqu'elle était petite (ses parents étaient restaurateurs) et depuis a réalisé un parcours sans faute. Ses ouvrages sur les cakes, les crêpes, les buffets, les confitures... se vendent comme des petits pains  : 600 000 exemplaires. Émissions de télé, de radio... un press-book de vedette.
Son mari, Jacky, est restaurateur. " Je suis né dans le Calvados et j'ai fait mon apprentissage dans l'hôtellerie à Caen, explique-t-il. J'ai commencé à treize ans et j'ai tout fait, tout ce qui se passe de la cave au grenier dans un hôtel-restaurant. ". En 2002, après quarante ans de métier, Jacky, à la tête de plusieurs établissements à Paris, est un restaurateur heureux. Bref, la réussite. Mais il aimerait bien souffler un peu... Jacky raconte la suite  : " J'ai vendu mes restaurants il y a deux ans et nous nous sommes dit  : "Tiens, on irait bien vivre en Normandie " avec une petite activité. " Mais c'était compter sans la vitalité de Sophie  ! Les Dudemaine achètent le presbytère de Saint-Étienne-la-Thillaye, à côté de Beaumont-en-Auge dans le Calvados. Ils restaurent, décorent, aménagent et en six mois la "petite activité " est devenue grande. Le presbytère s'est mué en un superbe gîte de cinq chambres dont chacune a un décor personnalisé, aux couleurs de Deauville ou Marrakech. Il y a aussi une chambre que se partagent les enfants. Les Dudemaine assurent aussi une super table d'hôtes où les menus sont concoctés par Sophie ou Jacky.
" Nous avons ouvert la Maison de Sophie en décembre 2003, poursuit Jacky. L'activité est devenue importante, c'est une véritable petite entreprise. Il y a les chambres, la table d'hôtes, les déjeuners, petits-déjeuners, dîners, les cours de cuisine... Et comme Sophie a toujours pas mal de boulot avec ses livres et son émission à la télé, je participe à la cuisine quand c'est nécessaire et j'assure toute l'administration. Mais Sophie est le pilier central de l'activité de la maison et de tout ce qu'il y a autour. "
Autour, c'est 8 000 mètres carrés de terrain qui se transforment petit à petit en un parcours fleuri grâce à Camille They, scénographe de jardin. Il y a aussi un bois réservé aux enfants, une ferme où poules, canards, oies et ânes philosophent sur les joies de la nature.
" Ce qui me plaît le plus, c'est de rencontrer les autres, affirme Sophie. Tous les soirs nous dînons avec des gens différents et comme je leur donne souvent des cours de cuisine, je suis avec eux toute la journée. Nous nous comportons avec nos clients comme quand on attend des amis, ce sont eux qui le disent  ! On vit avec eux, à côté d'eux, on leur sert l'apéritif, on leur fait à dîner, ça dure jusqu'à une heure du matin quelquefois... Cette ambiance est superbe. "
Inutile d'insister, vous avez compris. Sophie et Jacky ont créé dans le pays d'Auge un morceau de paradis. Bien sûr il faut apprécier la nature, aimer dîner au coin du feu et être ravi d'être accueilli par des amis que vous connaissez depuis toujours. Grincheux s'abstenir  !

  • Chambre pour deux avec petit-déjeuner gourmand  : 130 euros.
  • Enfants (chambre avec petit-déjeuner)  : 30 euros.
  • La table d'hôtes réservée aux résidents (vous pouvez avoir des invités)  :
    déjeuner 35 euros, dîner, 50 euros, menu enfant, 15 à 25 euros (boissons incluses).
  • Les ateliers de cuisine de Sophie  : atelier adulte, 95 euros, atelier brunch enfant, 25 euros par enfant à partir de cinq ans.


La Maison de Sophie - Le Presbytère
14950 Saint-Étienne-la-Thillaye - tél. 02 31 65 69 97
web : www.lamaisondesophie.fr

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