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L'événement
À gauche toute !
(extrait de l'article à découvrir dans
la version papier du magazine)
Un véritable séisme politique a secoué la Normandie lors du deuxième
tour des élections cantonales et régionales. Des élus "historiques" qui
n'avaient jamais connu localement la défaite électorale sont tombés le
soir du 28 mars 2004. Deux collectivités territoriales sont particulièrement
symboliques de cette "révolution par les urnes" : la Région Basse-Normandie
et le Conseil général de la Seine-Maritime. Ces deux institutions, qui
avaient toujours été gérées par une majorité de droite, ont désormais
basculé.
Philippe Duron, premier président PS de la région bas-normande
Philippe Duron, cinquante-six ans, élu président du Conseil régional
de Basse-Normandie, est maire de Louvigny (Calvados) et délégué national
du PS, chargé de l'aménagement du territoire, un de ses sujets favoris.
Il succède à René Garrec (UMP), qui quitte l'abbaye aux Dames de Caen
après avoir passé dix-huit ans à la tête de la région de Basse-Normandie.
Né en1947, Philippe Duron, agrégé d'histoire, a débuté en politique en
1982 comme conseiller municipal à Louvigny (Calvados) avant d'être élu
adjoint au maire en 1985. Il est maire de cette commune proche de Caen
depuis mars 1989. Il a été député du Calvados et conseiller général. Premier
secrétaire de la fédération PS du Calvados depuis mai 2003, il est parvenu
à réunifier la gauche bas-normande.
Didier
Marie (PS), premier président de gauche du Conseil général de la Seine-Maritime
Le socialiste Didier Marie, qui a été élu à quarante-trois ans président
du Conseil général de la Seine-Maritime, est un proche de Laurent Fabius,
l'homme fort du PS dans ce département, dont il est le suppléant à l'Assemblée
nationale. Né au Petit-Quevilly, dans la banlieue sud de Rouen, le 19
mai 1960, cet instituteur adhère au PS en 1986. Il prend rapidement de
l'importance auprès de Laurent Fabius, dont il devient l'attaché parlementaire
en 1988, puis le suppléant en 1997, et qu'il remplace au Palais-Bourbon
entre 2000 et 2002. Devenu en 1997 maire d'Ebeuf, il vient d'abandonner
ce mandat pour se conformer à la loi sur le cumul.
Que se passe-t-il en Normandie ?
Rencontre avec Didier Cultiaux,
préfet de la région Basse-Normandie
Les préparatifs du 6 juin 2004 en Normandie
(extrait de l'article à découvrir dans
la version papier du magazine)
Didier
Cultiaux, préfet de la région Basse-Normandie, a la responsabilité d'assurer
la sécurité des souverains et chefs d'État et de gouvernement qui seront
présents le 6 juin prochain en Normandie, sur les plages du Débarquement
(la reine Elizabeth II d'Angleterre, le président Bush, Vladimir Poutine,
le chancelier Schroeder…) et bien sûr l'hôte invitant, le président Chirac.
On ne peut pas imaginer le travail que vous allez avoir à faire le
6 juin prochain, avec la brochette des chefs d'État sur nos côtes. Il
ne faut pas être préfet de Basse- Normandie le 6 juin !
- Il ne faut surtout pas être Eisenhower le 5 juin 1944 et se demander
si l'on a choisi la bonne date, combien de boys resteront debout le lendemain
soir et si l'on ne sera pas rejeté à la mer… Ce qui va se passer le 6
juin 2004 ne sera pas aisé, mais cela fait partie du métier, de la responsabilité.
J'ai mis en place onze cellules qui traitent qui de la sécurité, qui des
transports, qui de l'hébergement, qui des transmissions, qui de la logistique,
qui de la communication…
Cela mobilisera combien de personnes sur le terrain ?
- Pour le côté français, simplement, entre 7 000 et 8 000 personnes.
Plus ce que le préfet maritime mettra pour la sécurité maritime, plus
ce que l'armée de l'air organisera à partir de Taverny pour la protection
du ciel.
Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui l'Europe entière est en guerre
contre le terrorisme ?
- La longue marche de l'humanité, c'est celle de la démocratie, c'est-à-dire
la participation du plus grand nombre. Et de ce miracle étonnant on a
vu une illustration extraordinaire dans ces quatre jours de mars en Espagne
: devant la moitié plus une voix, devant la majorité, la minorité s'incline
et ne se rebelle pas. Le problème du terrorisme est double : d'abord les
minorités veulent imposer leur point de vue et elles le font par la violence
aveugle ; ensuite elles trahissent ce qu'il y a de plus beau au monde
: l'innocence. Ce qui est insupportable, c'est d'atteindre l'intégrité
physique d'autrui, quel qu'il soit. Mais après le choc du terrorisme,
la marche démocratique reprend de plus belle parce que les gens se rendent
compte qu'ils sont en train de construire un miracle fragile et qu'ils
peuvent y prendre leur part. C'est un grand mystère de l'homme. Comme
la violence et la barbarie sont des mystères, la dynamique démocratique
est un autre mystère.
Magazines
Bienvenue au Queen Mary 2
(extrait de l'article à découvrir dans
la version papier du magazine)
Ce 14 avril, le Queen Mary 2 a accosté au mythique quai de France,
au pied de l'ancienne gare maritime transatlantique de Cherbourg qui abrite
aujourd'hui La Cité de la Mer. Ainsi la capitale du Cotentin renoue-t-elle
avec son prestigieux passé, avec ces années 1950 où l'on pouvait croiser,
quai de France, Eisenhower, Charlie Chaplin, Richard Burton et Elizabeth
Taylor…

Créée en 1839 par Samuel Cunard, la compagnie maritime du même nom a
connu de grands succès avec des paquebots tels Queen Mary et Queen Elizabeth
sans oublier le Queen Elizabeth 2 qui semblait, selon l'avis général,
être le dernier des grands transatlantiques. Stephen Payne, architecte
naval, a prouvé le contraire en concevant le Queen Mary 2, le dernier-né
de la Cunard et digne héritier de ses illustres prédécesseurs. Le 12 janvier
dernier, Queen Mary 2 quittait son port d'attache, Southampton, pour son
voyage inaugural.
Ce navire est déjà un mythe. Les réservations étaient déjà complètes
bien avant sa mise en service. Interrogé sur l'éventualité de la construction
d'un deuxième Queen Mary 2, Micky Arison, président du groupe Carnival
(la plus importante compagnie de croisières au monde, propriétaire de
la flotte Cunard), n'exclut pas cette hypothèse : "Ce navire est fait
pour naviguer quarante ans. Si l'engouement pour les croisières se confirme,
pourquoi ne pas commander un nouveau Queen ?"
Pour une traversée transatlantique, il vous en coûtera au minimum 1
909 euros (sont inclus les transports Paris-Londres-Southampton, une nuit
d'hôtel à New York et le vol retour New York-Paris en classe économique).
Et si vous faites partie de la France d'en-haut, la suite la plus luxueuse
vous reviendra à 30 000 euros par personne.
Pour tous renseignements :
CUNARD
68 rue de Lourmel
75015 Paris
tél. 01 45 75 95 00
Queen of all she surveys
Cunard, founded by the eponymous Samuel in 1839, has become a household
name, as has the QE2. Although the latter was popularly assumed to be
the last great transatlantic liner, naval architect Stephen Payne has
now proved everyone wrong, with his design for the Queen Mary 2. She bears
an uncanny resemblance to the Queen Elizabeth 2, while her elegance, wood
panelling and Art Deco style clearly recall her elder sister - the first
Queen Mary.
Micky Arison, Chairman and Managing Director of Carnival, the world's
leading cruise company, which owns Cunard and therefore the Queen Mary
2, when asked whether there were any plans to build a second QM2, remained
cautious. 'This ship has been built to sail for forty years. We'll have
to see, but why not, if the current enthusiasm remains strong'. Luxury,
of course, has a price, and a transatlantic crossing, including transfers
to Southampton, a night at a New York hotel and an economy-class return
flight, will set you back at least 1,909 euros (30,000 euros for the most
luxurious suite).
For more information, call Cunard on 0845 071 0300.
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