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Développement
Cherbourg : la mer se visite
La Cité de la Mer, le nouveau grand complexe touristique et culturel qui vient d'ouvrir ses portes à Cherbourg, est dédiée à la découverte des grands fonds marins par l'homme. Elle est installée dans la dernière grande gare maritime transatlantique d'Europe, d'où une clientèle fortunée s'embarquait naguère pour l'Amérique.
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| Bernard Cauvin aux commandes du redoutable avec Denez l'Hostis, directeur de la Cité de la Mer. |
Sur 11 000 mètres carrés elle rassemble le Redoutable, le plus grand sous-marin visitable au monde, et un ensemble d'aquariums dont le plus haut bassin cylindrique d'Europe : l'Aquarium abyssal, haut de 10 mètres, permet au visiteur une descente progressive le long d'une faille où s'échelonnent les espèces.
En 3 h 30 de visite, vous serez immergé dans les techniques que l'homme a su développer pour aller de plus en plus profond et découvrir ce continent quasi-inconnu. En effet, à peine 1 % du fond des océans a été exploré. Pourtant ce nouveau territoire représente des enjeux scientifiques, stratégiques et écologiques très importants. Les visiteurs découvrent les contraintes et les dangers inhérents à chaque technique de plongée, en apnée, avec respiration assistée ou à l'aide de submersibles, nécessaires au travail en grande profondeur.
La visite du Redoutable est l'un des moments forts d'une journée à la Cité de la Mer. Le bâtiment embarquait 130 hommes pour des missions confidentielles de 70 jours en immersion totale. Aujourd'hui 160 personnes peuvent y monter pour une visite de trois quarts d'heure avec commentaire audio-guidé en français et anglais (pour des raisons de sécurité, les enfants de moins de sept ans n'ont pas accès à la visite du Redoutable). Enfin le visiteur peut, avec l'aide de quatre simulateurs, devenir le pilote d'un sous-marin virtuel.
L'ambition de la Cité de la Mer est de recevoir 200 000 visiteurs par an. Déjà en un mois, elle a accueilli 60 000 visiteurs.
La Cité de la Mer se visite toute l'année, du 1er mai au 15 septembre de 9 h 30 à 19 h et du 16 septembre au 31 mai de 10 h à 18 h.
Entrée : du 1er mai au 30 septembre, adulte 13 EUR, jeunes de sept à dix-sept ans 9,50 EUR, gratuit pour les moins de sept ans.
L'ensemble comprend un restaurant, un snack, une boutique, un point d'information tourisme, une poste, un parking voitures gratuit, dix emplacements pour bus. Une médiathèque y ouvrira en 2003.

Cité de la Mer
Gare maritime
transatlantique
50100 Cherbourg-Octeville
tél. 02 33 20 26 26
www.citedelamer.com
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Jardins de femmes en Normandie
Le jardinage,
une question de gènes ?
" Jardins de femmes ", le thème est à la mode. Le choix d'un tel critère peut surprendre les non-jardiniers et les non-jardinières qui diront : " Et les jardins des hommes ? Où est la différence ? " Il faut leur pardonner, leur expliquer.
Par tradition, le jardinier, c'est un homme, coiffé d'un chapeau de paille, s'affairant toujours entre les rangs rigoureux des légumes impeccablement au garde à vous, penché sur sa bêche, labourant la terre, ou, le sécateur à la main, taillant ses arbres fruitiers, ou encore tuteurant ses dahlias ou ses chrysanthèmes. Maître de son jardin. C'est un réalisateur, le chef indiscutable de sa production. Et les fleurs dans tout ça, hormis les dahlias et peut-être quelques rosiers ? " Ah, dit-il, les fleurs, c'est l'affaire de la patronne ! " Et nous y voilà. Femme-fleur, fleurs de femme. " Femme " est synonyme de frivole. Les fleurs, ce n'est pas sérieux, ça ne sert à rien qu'à faire plaisir ! Tiens donc ! Dans la vie, il faut prendre le plaisir là où il se trouve. L'esthétique n'a-t-elle pas droit de cité ? La couleur, la texture, les parfums ne jouent-ils pas un rôle très important pour chacun d'entre nous ? Nos jardins sont à l'image de nos maisons : vivants, jolis, gais. Nos jardins, à nous les femmes, sont pour les plantes que nous élevons avec amour, que nous choyons et admirons à chaque stade, chacune séparément et toutes ensemble. Nos plantes sont nos enfants, nous avons pour elles un amour maternel. Sans amour il n'y a pas de jardin, pas de bonheur, pas de joie. Bien souvent, l'amour des plantes comble l'absence des enfants qui n'y sont pas. Aussi nos jardins sont une série d'images où couleurs et parfums viennent avant la forme. Généreux ou voluptueusement arrondi, le jardin se prélasse au soleil. Les feuilles froissées exhalent leurs senteurs délicieuses, les fleurs, en cascades colorées ou timidement blotties sous les feuilles, offrent leurs petits nuages parfumés à l'odorat du passant, insecte ou être humain. Dans les jardins de femmes, ne cherchez pas les grands arbres, ni les légumes en rangs militairement alignés. Nous manquons de rigueur. Nous aimons le détail, les plantes aromatiques, les plantes en pot… Ne cherchez pas les tuteurs, rigides et rigoureux. Comme nos jardins, nous possédons plus de rondeurs et moins de muscle que nos émules masculins. Nos doigts sont plus fins, nos bras moins forts. Nous maternons nos jardins, ils paternent le leur. Et vive la différence !
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Dans le jardin de Pamela |
Flower Power
For many, the archetypal gardener is a man in a straw hat (shades of Beatrix Potter's Mr MacGregor). Constantly hoeing between his rigorous rows of vegetables, pruning his fruit trees or anchoring his dahlias and chrysanths to sturdy stakes, he is most definitely the master of all he surveys, a production manager par excellence.
But apart from the dahlias and perhaps a couple of rose bushes, where are all the flowers? Well, that's just it, for flowers are for the ladies, flowers are frivolous, flowers are just for pleasure. Not that there is anything wrong with that -in life, you have to learn to take your pleasure wherever you find it, and surely colour, texture and perfume play an important role in everyone's lives. A woman's garden is like her house -bright and cheerful. Our gardens are full of flowers we lovingly cherish and admire at every stage in their lives, both individually and en masse. We lavish much affection on them, for without love there can be no garden, no happiness, no joy. Very often, flowers fill the gap left in a woman's life by the children she never had, which helps to explain why our gardens are a series of images, where colour and fragrance come before form. It is no good looking for the big picture, for towering trees, regimented lines of vegetables or flowers ruthlessly tied to the stake. We concentrate on the details, tending herbs and pot plants. Like our gardens, we have more curves and less muscle than our male counterparts. Our fingers are more slender, our arms not quite as strong. We give our gardens maternal love, they give theirs paternal love. And therein lies the difference.
Carnet d'adresses
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| Les jardins d'Argences : Un jiniperus taillé en nuages ombrage le bassin aux nymphéas. |
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Parmi les jardinières de Normandie dont le jardin est ouvert à la visite, à tout seigneur, tout honneur, notre spécialiste Pamela Descamps-Currie, dont le beau jardin, le Clos à Saint-Sauveur-le-Vicomte, se visite toute l'année sur rendez-vous (tél. 02 33 41 69 95).
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Toujours dans la Manche, Danièle Moreau, le Castel à Montfarville, sur rendez-vous également tél. 02 33 54 08 07 ;
la Closeraie, à Saint-Joseph (tél. 02 33 21 49 96), le jardin de la pépinière Vivaces fleuries à Fleury (tél. 02 33 50 29 03) ; les jardins du Manoir d'Argences de Caroline Lecardonnel (tél. 02 33 07 92 04), et le jardin de Jill Lloyd à Barfleur (tél. 02 33 54 08 60).
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Dans le Calvados, Colette Sainte-Beuve et ses jardins et pépinière de Plantbessin, près de Balleroy (ouvert du 15 mai au 30 octobre, tél. 02 31 92 56 03).
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Dans l'Orne, le jardin botanique de la Petite-Rochelle à Rémalard (tél. 02 33 73 85 38), celui d'Annick Morello à Domfront (tél. 02 33 38 52 67) et le prieuré Saint-Michel à Crouttes (tél. 02 33 39 15 15).
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En Seine-Maritime, Sylvie Quibel et son jardin Plume à Auzouville-sur-Ry (de début mai à début novembre, tél. 02 35 23 00 01) ; Martine Lemonnier et ses Jardins de Bellevue à Beaumont-le-Hareng, ouvert toute l'année (tél. 02 35 33 31 37) ; Laurence de Bosmelet et les jardins du château de Bosmelet, près d'Auffay
(tél. 02 35 32 81 07).
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Dans l'Eure, Matyja au Tronquay (tél. 02 32 49 64 80) et en Seine-Maritime l'incontournable Vastérival de la princesse Sturdza, peut-être le plus beau jardin d'Europe ! (tél. 02 35 85 12 05).
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