Lady Di
Les timbres se souviennent
Stamping out the Tacky Tributes

L'événement
Nucléaire : le grand secret
Nuclear Industry: As Silent as the Grave
En matière nucléaire, la Normandie est gatée avec trois centrales (Flamanville, Paluel, Penly) et le centre de retraitement de La Hague qui ne cesse de faires des vagues.
Le ministre de l'Environnement d'Alain Juppé, Corinne Lepage, dans un récent ouvrage ("On en peut rien faire Madame le Ministe..."-Albin Michel), dénonce "le manque total de démocratie" qui entoure le nucléaire en France.
[ L'interview de Corinne Lepage à lire dans le n°146 de Normandie-Magazine ]

Giverny
Monet chez lui
A Many-Splendoured Home

Nostalgie
Stars des Sixties
Bernard Gourbin, journaliste à Ouest-France, évoque l'air du temps des sixties et des stars de l'époque.
[ A lire dans le n°146 de Normandie-Magazine ]

La commune à la une
Saint-Lô : du blues sous les remparts

Les timbres se souviennent

Les postes britanniques viennent d’émettre deux séries de timbres en hommage à la princesse de Galles. Une centaine de vignettes résume les grandes étapes de sa vie. Normandie-Magazine se propose de vous faire gagner des timbres et une superbe enveloppe « premier jour ». A vos plumes, répondez simplement à dix questions sur la princesse (page 8 de notre magazine) avant le 31 août 1998.

Depuis février pour le Post Office, et plus récemment pour les Crown Agents, ont été mises en vente deux séries de timbres montrant différents visages de la princesse. Pour le directeur du Post Office, John Roberts, il s’agissait de rendre « un magnifique et durable hommage à la vie de la princesse » ; pour celui des Crown Agents, Nigel Fordham, il s’agissait de rendre hommage « à la notoriété internationale de Diana ».

Les timbres des Crown Agents sont en effet destinés au pays du Commonwealth. La collection comporte 92 portraits montrant la transformation de la timide princesse en femme engagée dans l’aide humanitaire. « Les images montrent la princesse au travail avec des victimes du sida, des enfants mal nourris ou encore avec des missionnaires de mère Teresa, » indique Nigel Fordham qui précise que la Namibie a demandé des timbres montrant Diana lors de sa campagne contre les mines anti-personnel.
Du côté du Post Office, les timbres se présentent en bandes de cinq. Chaque portrait est bordé de violet, marque officielle de respect en Grande-Bretagne. 120 millions de timbres ont été imprimés, ce qui en fait pour l’instant un des objets de collection les moins rares au monde. Beaucoup moins nombreuses sont les enveloppes premier jour et quelques éditions spéciales.

Le Post Office et les Crown Agents Stamp Bureau espèrent récolter plusieurs millions de livres qui seront destinés au Princess of Wales Memorial Fund. La réponse du public ne s’est pas fait attendre. Dans le monde philatéliste, tous les records de vente ont été battus dès le premier jour de mise en circulation des timbres du Post Office.

Gagnez une superbe enveloppe Premier Jour ou une série de timbres en répondant à 10 questions sur la vie de Diana.
Vous les trouverez dans le numéro 146 de Normandie-Magazine (20 F chez les marchands de journaux ou par abonnement, 200 F pour 10 numéros). Renseignements :
Normandie-Magazine, BP 414 50004 Saint-Lô cedex tél. 02 33 77 32 70

Stamping out the Tacky Tributes

The British postal service is issuing two new series of stamps paying tribute to the Princess of Wales. These two collections will enable philatelists to trace the major stages in Diana’s life.

This must surely be both the most gracious and the simplest tribute officially paid to Diana. The Post Office and Crown Agents Stamp Bureau have both issued their own series of portrait stamps within the last few weeks.

According to Post Office director John Roberts, it was a case of paying a ‘magnificent and lasting tribute to the life of the princess’, while Nigel Fordham, head of the Crown Agents speaks of a tribute to ‘Diana’s international reputation’, the bureau’s stamps being intended for Commonwealth countries. The latter collection presents one hundred portraits tracing her transformation from a shy princess to a woman actively engaged in humanitarian aid. ‘The pictures show the princess working with AIDS victims and undernourished children and alongside Mother Teresa’s missionaries’, says Nigel Fordham, stressing that Namibia asked for a stamp showing Diana during her campaign against antipersonnel mines.

The Post Office has issued just five stamps, each of which is edged with purple, as an official mark of respect. 120 million stamps have been printed, making them the world’s commonest stamps for the time being. Far rarer are the first-day covers and a number of special issues.
The Post Office and Crown Agents Stamp Bureau hope to earn several million pounds from sales of stamps for the Princess of Wales Memorial Fund. On the day that the Post Office stamps came out, record sales were achieved.

Normandie-Magazine is offering you the chance to win a splendid first-day cover, along with a number of commemorative stamps. To enter the competition, simply answer the ten questions on Princess Diana contained in our issue No. 146 of Normandie Magazine (£20 for a ten-issue subscription).
For further information contact
Normandie Magazine, 330 rue Valvire 50004 Saint-Lô cedex tel. (33) 0233773270

Giverny : Monet chez lui

Ouverte au public chaque été, la maison de Claude Monet à Giverny (Eure) irradie de lumière et de gaieté.

En 1883, Monet est à la recherche d’une maison. Entre Pacy-sur-Eure et Gisors, il découvre un village qui a tout pour plaire à un impressionniste : une lumière changeante, des cours d’eau, des peupliers, des champs de blé pleins de coquelicots... Et soudain lui apparaît une longue bâtisse rose, couverte d’ardoise et aux volets gris. Une rangée de fenêtres exposées plein sud donne sur un « clos normand » et sur une rivière. Monet y restera quarante-trois ans.

Pour la décoration, le peintre opte pour la simplicité des lignes, des couleurs lumineuses, des matériaux traditionnels (comme les carreaux bleus de Rouen) et une touche d’exotisme oriental. S’il garde, en la fonçant un peu, la couleur rose du crépi, il peint les volets en vert Véronèse laqué et fait grimper une vigne vierge sur le mur. Les murs de la salle à manger sont décorés d’estampes japonaises. Revêtue d’une peinture bouton d’or (jaune de chrome pour les spécialistes) soulignée de moulures plus foncées, la pièce éclate de gaieté. Les chaises sont peintes de la même couleur, ainsi que les deux argentiers cauchois qui abritent la vaisselle de faïence.
A côté, la cuisine décorée de carreaux blancs et bleus est le royaume de Marguerite, la cuisinière favorite de Monet, qui était aussi la femme de Paul, le majordome. Dans le monumental fourneau à bois et charbon doté de deux fours Marguerite peut faire cuire à la fois des sauces, de la viande, du poisson, des légumes et des gâteaux ! Autant dire qu’elle a fort à faire dans une maison où l’on apprécie autant l’ordre et la ponctualité que la bonne chère.

Le soir, les Monet se retrouvent pour lire ou écouter de la musique dans l’atmosphère reposante du salon bleu. Les murs bleu pâle y sont soulignés de boiseries d’un bleu plus foncé. Même le buffet cauchois et l’horloge sont peints en bleu. Puis voici le salon-atelier du peintre, où règne le bois brut, l’atelier des Nymphéas, moderne et lumineux, fait de poutres métalliques et de verre ; la chambre d’Alice, baignée de vert et de bleu ; dehors, l’endroit, à proximité du salon-atelier, où l’on déguste un thé raffiné au milieu des fleurs, et la terrasse des apéritifs du soir... Monet a mis autant d’art et de soin à forger le décor de sa vie qu’à construire ses tableaux. Giverny est à lui tout seul un art de vivre fait de lumière et d’harmonie, de sagesse et de réflexion. Aujourd’hui comme hier, le visiteur est ébloui.

Pour lire l’article dans son intégralité et admirer l’intérieur des Monet, procurez-vous le numéro 146 de Normandie-Magazine.
(20 F chez les marchands de journaux en Normandie ou sur
abonnement - 200 F pour 10 numéros - à nos bureaux, BP 414, 500004 Saint-Lô cedex tél. 02 33 77 32 70)

Monet and the Amazing Technicolour Dreamhouse

It was in 1883 that Monet discovered the tiny village of Giverny, while on a journey between Pacy-sur-Eure and Gisors. With its changing light, rivers, poplars and fields of poppy-scattered corn, it provided a perfect setting for the rather dilapidated slate-roofed dwelling that was to be the painter’s home for the next forty-three years.

The house was soon transformed both inside and out. The facade, already pink, was painted in a richer version of the same colour, to contrast with new green shutters and the changing hues of a Virginia creeper.

Within, Monet opted for simple lines, bright colours, traditional materials such as tiles from Rouen and a touch of oriental exoticism. In the dining room, for instance, where the walls were hung with Japanese prints, every surface received a coat of buttercup yellow, including the chairs and dressers, a darker shade being reserved for the carvings on the furniture.

The kitchen was decorated with blue and white tiles. Its focal point was an immense range, on which the family’s favourite, hardworking cook, Marguerite, could simultaneously prepare sauces, meat, fish, vegetables and cakes.

In the evening, Monet enjoyed reading or listening to music in the restful blue salon, where differing shades of a single colour were once more used to great effect and where even the grandfather clock was painted a cerulean hue. The artist’s salon-cum-workshop was full of bare woodwork, while the bright, modern ‘Water lilies’ studio featured a combination of glass and metal beams. The bedroom belonging to Alice, his second wife, was a mosaic of greens and blues.

Clearly, Monet devoted as much care and attention to his home-and his garden. Its combination of light, harmony, wisdom and reflection continues to dazzle visitors just as much as it did a century ago.

To read the unbridged version of this article and admire the photos of Monet’s home contained in issue no. 146, simply take out a subscription now (£20 for ten issues). For further information contact Normandie Magazine 330 rue Valvire 50004 Saint-Lô cedex Tel. (33) 0233773270.

Saint-Lô :
du blues sous les remparts

La ville-préfecture de la Manche a bien du mal a décoller. Les efforts de la municipalité pour apporter des retouches au centre ville et pour dynamiser le tissu économique local ne parviennent pas à masquer une maladie chronique : l’hémorragie des jeunes.

Ça bouge dans les rues de Saint-Lô. Ça remue, ça frétille... mais ça ne décolle pas. Les pelleteuses ont envahi le centre ville, on défonce, on plante, on maçonne ici où là mais si la ville bouge, Saint-Lô s’ennuie désespérément. Les retouches apportées au centre ville, au pied des remparts de la rue Torteron, masquent mal le blues qui envahit la ville.

Heureusement, il y a les étudiants du groupe des formations interconsulaires de la Manche l’IUT et sa première formation « Génie thermique » ; celle-ci devrait être assez rapidement complétée par une formation « Communication et réseaux de communications » Mais tous ces jeunes ne suffisent pas à apporter un nouvel élan. Ils compensent à peine les pertes d’effectifs des écoles primaires que la ville accumule d’année en année, de fermeture de groupe scolaire en fermeture de groupe scolaire. A cette rentrée 1998, la vile aura perdu 1 700 élèves par rapport à 1990. Le coût des loyers et le niveau des impôts locaux sont trop élevés. Par ailleurs la spirale du vieillissement ramène la population âgée en centre ville, chassant les familles vers la périphérie.

Sur le plan économique, le maire de Saint-Lô, François Digard, a mis en place une agence de développement, « Saint-Lô Développement ». Elle est chargée de démarcher des entreprises pour le compte de la ville. Nous souhaitions rencontrer Michel Patry, chargé de mission à Saint-Lô Développement. Après un an de travail, le VRP saint-lois aurait pu nous faire le bilan de son action. « Il me faut demander la permission aux élus » a-t-il prévenu. Devant le silence qui se prolonge, on peut supposer que les élus n’ont pas accordé à leur VRP le droit de s’exprimer devant un journaliste. Nous ferons donc l’article sans lui.

Les problèmes de saint-Lô, il est vrai, ne datent pas d’hier. De municipalité en municipalité, on va d’équipements surdimensionnés en équipements mal adaptés. Faut-il parler de la cuisine centrale ? De la piscine ? De la place de l’hôtel de ville ? De la fréquentation du Musée des Beaux-Arts ?...

« La ville est une marionnette dont les fils sont entre les mains de l’État » rappelle un chef d’entreprise. « Plus de 60 % de ses citoyens sont fonctionnaires et ne sont là que de passage ». De leur côté les étudiants ont-ils envie de faire carrière à Saint-Lô ? « Sûrement pas ! nous déclarent les jeunes que nous avons rencontrés. Quels débouchés professionnels avons-nous ici ? »
Heureusement, il y a Agorial ! Depuis plusieurs années Saint-Lô ne veut-il pas devenir la capitale de l’agro-alimentaire ? Mais Agorial, la grande nébuleuse posée à quelques pas de la rocade, et qui devait devenir le fer de lance du pôle régional agro-alimentaire saint-lois, avec notamment sa pépinière d’entreprises, ne décolle pas. On a peine à croire que l’arrivée d’un pôle agro-alimentaire dans la région caennaise facilite l’embarquement des entreprises à Saint-Lô.

Pourtant, la ville ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, on n’attire pas les nouveaux patrons avec un sac vide de promesses. Celui qui cherche un lieu où poser son sac attend beaucoup de l’environnement humain, social. Et là, Saint-Lô manque réellement d’ambition...

Pour découvrir la suite de l’article et pour le lire dans son intégralité, procurez-vous le numéro 146 de Normandie-Magazine (20 F chez les marchands de journaux de Normandie) ou sur abonnement (200 F pour 10 numéros).
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